IN MEMORIAM

La question de l’École valdôtaine

Data pubblicazione 3 Giugno 2026
2 minuti di lettura

On ne peut parler de l’École valdôtaine sans relier cette question avec le problème de fond, le problème de la langue française et du patois franco-valdôtain, question fondamentale du Peuple valdôtain.

L’autonomie nous a été reconnue, bien que « obtorto collo », en suite aux invitations des trois gouvernements, français, anglais et américain, essentiellement et surtout parce que notre Pays est un Pays francophone. Si nous perdons la bataille de la langue française et du patois franco-valdôtain, nous perdrons un jour ou l’autre l’Autonomie et la Vallée d’Aoste deviendra une province ou une sous-préfecture, administrée par un fonctionnaire envoyé de Rome.

Comment peut-elle survivre et refl eurir la langue française en Vallée d’Aoste ? Plusieurs sont les moyens de cette survivance et de cette renaissance, mais l’instrument le plus important est celui de l’École régionale valdôtaine.

Si vous consentez à briser cet instrument, en acceptant cette proposition de loi Codignola-Borghi, qui n’est rien d’autre qu’un projet de génocide non sanglant, mais d’autant plus perfi de et machiavélique, vous commettez un délit de lèse-Vallée d’Aoste, vous tuez l’esprit Valdôtain et nous aurons le droit de vous accuser de la plus grave trahison que l’on puisse accomplir au détriment du Peuple Valdôtain.

Depuis le XI siècle jusqu’en 1861, depuis la formation de la Patrie Valdôtaine jusqu’à la fondation du Royaume d’Italie, pendant 8 siècles en Vallée d’Aoste la langue française a été la seule langue parlée et connue. La langue italienne n’a commencé à se diffuser que dans la deuxième moitié du XIX siècle. La langue française est pour nous un quelque chose qui nous appartient, selon le droit naturel et selon ce droit des gens qui se placent bien au dessus du droit positif.

Toutefois le droit positif aussi nous reconnaît et ratifie notre droit historique à la langue française. C’est l’article 18 du décret 7 septembre 1945 n. 545 qui dit : «Nelle scuole di ogni ordine e grado esistenti nella Valle, all’insegnamento della lingua francese è dedicato un numero di ore settimanali pari a quelle della lingua italiana».

Séverin Caveri
*29 mai 1908 / +19 décembre 1977 Tiré de Le Peuple valdôtain du 31 mars 1967

Message politique financé par Union Valdôtaine (80007410071) Règlement Ue 2024/900